L’histoire du Chemin de Compostelle


Le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle ou simplement pèlerinage de Compostelle est un pèlerinage catholique, dont le but géographique est le tombeau légendaire de l’apôtre saint Jacques, Jacques le Majeur, situé dans la crypte de la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle en Galice (Espagne).

le chemin de saint jacques de compostelleLe chemin de Compostelle compte parmi les trois plus importants pèlerinages de la Chrétienté après Jérusalem et Rome. Mais c’est seulement après la prise de Grenade en 1492, sous le règne des Rois catholiques, Ferdinand d’Aragon et Isabelle la Catholique, que le pape Alexandre VI (Rodrigo Borgia, pape de 1492 à 1503) a déclaré que Saint-Jacques-de-Compostelle était, avec Rome et Jérusalem, le lieu d’un des « trois grands pèlerinages de la Chrétienté ».

Le pèlerinage est né de la découverte, dite miraculeuse d’un tombeau, faite en Galice vers l’an 800. Ce tombeau a été retrouvé par l’ermite Pelayo (ou Pelagius) qui aurait eu une révélation dans son sommeil. Il aurait été guidé par une étoile dans le ciel, d’où une des étymologies avancées pour Compostelle : Campus Stellae ou champ de l’étoile. Suite à cette révélation mystérieuse et après concertation, l’Église locale déclara qu’il s’agissait du tombeau de l’apôtre Jacques, frère de Jean l’Évangéliste et premier apôtre martyr de la chrétienté. Les premiers écrits mentionnant la prédication de Jacques en Espagne remontent au VIIe siècle. Ils ont été repris au XIIe siècle et incorporés au Codex Calixtinus. L’apôtre Jacques aurait quitté le Proche-Orient au Ier siècle avec pour mission de prêcher la parole du Christ en Occident jusque dans la péninsule Ibérique. Rentré en Palestine, il fut décapité sur ordre du roi Hérode Agrippa. Recueillie par ses compagnons, sa dépouille fut portée dans une embarcation. Guidée par un ange, l’esquif franchit le détroit de Gibraltar avant de s’échouer sur les côtes de Galice.

Théodomire, évêque d’Iria-Flavia (aujourd’hui Padrón), reconnut ce tombeau comme étant celui de Saint Jacques en 835 et le roi Alphonse II des Asturies y fit édifier une église. Il faudra toutefois attendre l’année 1884 pour que le pape Léon XIII confirme de son autorité, dans la lettre apostolique Deus Omnipotens, la reconnaissance des reliques de saint Jacques faite par l’archevêque de Compostelle.


Quantcast